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jeudi 7 mars 2013

Renault Maroc : la nouvelle Logan 2 à Casablanca et des retards à Tanger

Renault TangerL’usine Renault Somaca de Casablanca débute la production de la Logan 2, alors que l’usine géante de Tanger affiche un retard de quelques mois sur son calendrier d’extension. Le point sur les projets industriels du constructeur au Maroc. 


En route pour un nouveau véhicule ! L'usine Renault Somaca à Casablanca doit en effet entamer ce début mars la production des premières séries du programme "X52", autrement dit la Logan 2.
Pour cela, le constructeur a engagé sur ce site un programme d’investissements de 445 millions de dirhams (40 millions d’euros) sur deux ans avec 40 embauches à la clé. Détenu à 80% par Renault et 20% par PSA, la Somaca emploie 1 200 salariés et assemble des Logan, Sandero et autres Kangoo exportées pour moitié.
Cette usine historique du groupe français au Maroc a fabriqué 58 400 véhicules l’an dernier, un record. À l'intérieur de ce vaste bâtiment blanc visible de l’autoroute vers Rabat, Renault opère sur le mode CKD (Complete Knock Down), à savoir l’assemblage de kits, même si certaines pièces viennent désormais d’équipementiers basés au Maroc tel SNOP (emboutissage) ou Denso (climatisation).
L’usine en 2012 n’aura fabriqué que 50 000 véhicules
Mais pour Renault, la production à grande échelle de la nouvelle Logan au Maroc se fera bien sûr dans quelques mois, sur son site géant de Melloussa coincé entre les collines verdoyantes de la région de Tanger, non sans retard. Après une inauguration en grande pompe par Carlos Ghosn, le patron de Renault Nissan et le roi du Maroc, le 9 février 2012, cette plateforme low-cost à deux pas du détroit de Gibraltar devait produire 70 000 véhicules l’an dernier. Mais une demande moins forte que prévue sur le Vieux continent a notamment ralenti sa montée en puissance.
L’usine en 2012 n’aura fabriqué que 50 000 véhicules pour plus des trois quart de Lodgy, un petit monospace et aussi des utilitaires Dokker. Ceux-ci sont badgés Dacia ou Renault selon les marchés. La "phase 2", l'extension du site, qui avait été confirmée début 2012 est en cours de réalisation. Mais la production sur ces nouvelles lignes qui devait être lancée au printemps 2013 ne démarrera qu’à la fin de l’été, selon des sources locales. Outre la Logan 2, cette extension doit aussi permettre de produire la nouvelle version de la Dacia Sandero, déjà fabriquée à Pitesti en Roumanie tout comme la Logan 2.
L'usine est taillée pour produire 170 000 véhicules par an
Installé le long de l’autoroute reliant Tanger au nouveau port Tanger Med d’où sont expédiés les véhicules, le site de Melloussa s’étend sur 280 hectares dont 25 couverts. Le terrain a été offert par l’État qui a déroulé le tapis rouge au constructeur, exempté d’impôt sur les sociétés pendant 5 ans (statut de zone franche). Par ailleurs, grâce à un montage financier associant dans une société ad-hoc la Caisse des dépôts et de gestion à 47,6% et Renault, les investissements matériels du site ne sont que partiellement supportés par le constructeur français qui en contrepartie verse un loyer à cette société.
Dans sa configuration initiale (phase 1), l'usine est taillée pour produire 170 000 véhicules par an sur la base de 5 000 heures travaillées, soit une capacité d’un peu plus de 30 véhicules/heure.
L’extension qui est en cours devrait ajouter une capacité équivalente de 30 véhicules par heure, soit un total de 340 000 véhicules par an, toujours sur la base de 5 000 heures travaillés. Mais ce rythme ne devrait pas être atteint avant plusieurs années. L’investissement total annoncé sur ce site est de 1,1 milliard d’euros dont environ 650 millions d’euros pour la première phase.


En matière d’effectif, le site doit employer à la fin des deux phases 6 000 salariés qui seront formés dans un institut dédié (IFMIA) géré par Renault adossé à l’usine. Elle en compterait déjà 3 500 personnes, toujours d'après des sources locales. Selon des données de Renault datant de l’an dernier, les coûts salariaux au Maroc (le SMIC actuel est d’environ 220 euros par mois) sont équivalents à ceux de l’Inde, deux fois inférieurs à ceux de la Roumanie et cinq fois aux coûts du Brésil.
Le site qui a radicalement dynamisé le tissu industriel tangérois et marocain
À noter que Renault a annoncé fin 2012, la création d’une usine d’assemblage en Algérie à Oran d’une taille plus modeste (25 000 puis 75 000 véhicules) et destiné au marché local quand celle de Tanger tournera à 90% pour l’export. À l’issue du projet, l’usine de Melloussa comptera à elle seule pour 10% des exportations marocaines, selon Renault.
Le site qui a radicalement dynamisé le tissu industriel tangérois et marocain a déjà généré une vingtaine d’investissements directs de sous-traitants et équipementiers (GMD, SNOP-FSD, Saint-Gobain, Denso…) dont une bonne part sur TFZ la zone franche de Tanger situé à 25 kms de l'usine.
De quoi renforcer aussi le réseau de fournisseurs au plan mondial de Renault. Ainsi si SNOP (découpage emboutissage) travaille à 90% pour Melloussa, ses productions sont intégrées dans le réseau logistique mondial du constructeur français (ILN). Et des pièces fabriquées à Tanger filent désormais vers la Colombie, la Russie ou l'Espagne.
 
La grande question à venir sera celle de l’arrivée ou non de Nissan












Une nouvelle zone franche (Tanger Automotive City) doit, de plus, ouvrir bientôt à proximité du site Renault. L’objectif d’intégration locale (hors motorisation) pour l’usine de Tanger est de 57% en 2015. De quoi renforcer au plan intérieur, la perception de Renault comme "constructeur national". De fait, celui-ci est déjà sur le modeste marché marocain (130 000 véhicules légers en 2012) leader incontesté avec 36,6% des ventes l’an dernier sous les marques Renault ou Dacia.
Quant à l’usine de Tanger, après l’extension en cours, la grande question à venir sera celle de l’arrivée ou non de Nissan notamment pour la production d’un utilitaire. Nissan était en effet associé au projet initial mais a jeté l’éponge en 2009 en pleine crise financière. Lors de l’inauguration du site, voilà un an, Carlos Ghosn avait évoqué le retour du japonais pour une "phase 3". Sur les plans de l’usine, un espace lui est toujours réservé.

Source:usinenouvelle

Le Maroc et la Libye déterminés à renforcer leurs relations dans le domaine de l'industrie

Le Maroc et la Libye ont décidé de renforcer leurs relations dans le domaine de l'industrie et exploré les moyens d'investissement dans le secteur, ont affirmé mercredi le ministre marocain de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amar, et son homologue libyen, Souleyman Ali Latif al-Faytouri.

Selon un communiqué publié par le ministère marocain de l'Industrie, à l'issue d'une séance de travail, les deux hommes ont évoqué les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine industriel, en mettant en place des sociétés et en renforçant les échanges de visites.
Le ministre marocain a affirmé que son pays était animé par un sentiment fort de mettre à la disposition de la Libye son expertise dans ce domaine, notamment en matière d'industrie textile.
Il a indiqué, à cet égard, avoir exposé à son homologue libyen les progrès enregistrés par le Maroc dans les secteurs de l'aviation, de l'automobile, de l'électricité et du transfert des services.
Il a annoncé la visite d'une délégation marocaine en Libye afin de prendre connaissance des opportunités d'investissement et de partenariat entre les deux pays.
De son coté, le ministre libyen de l'Industrie a indiqué que les deux parties étaient d'accord pour renforcer des programmes d'échange de visites et d'experts et salué les progrès enregistrés par le Maroc dans plusieurs domaines.

L'accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis gagnerait à rééquilibrer la balance commerciale

Le ministre marocain de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, Abdelkader Amara a affirmé, récemment à Rabat, que l'Accord de libre-échange (ALE) entre le Maroc et les Etats-Unis gagnerait à rééquilibrer la balance commerciale, a-t-on appris jeudi d'un communiqué du ministère.

M. Amara a souligné, lors d'une réunion de travail avec l'ambassadeur des Etats-Unis Samuel Kaplan, l'importance de procéder à une évaluation de l'ALE, indiquant que le Maroc aspire à développer les échanges commerciaux sur la base d'une balance plus équilibrée.
"Le Maroc a eu le courage de signer de nombreux ALE persuadé de la nécessité de s'ouvrir sur l'économie internationale et de sa libéralisation pour la prospérité des nations", a-t-il précisé, notant l'intérêt capital de ces accords en matière d'"échange des opportunités".
La réussite des ALE imposent aux nations de se doter de "sagesse et de précaution" et d'opérer un processus graduel permettant de préparer leurs tissus productifs locaux et de parer aux impacts négatifs sur leurs économies, a-t-il estimé.
Le Maroc compte développer avec les USA une vision stratégique de l'ALE pour augmenter le flux des exportations nationales à 3 milliards de dollars et drainer 1 milliard de dollars d'investissements à l'horizon 2016, et reconduire les quotas établis notamment pour les produits du textile.
La réunion a également soulevé la préoccupation que suscite la contrefaçon qui, d'après une étude récente, représente un manque à gagner à l'économie nationale de 10 milliards de dirhams, a déploré M. Amara, mettant l'accent sur la nécessité d'impliquer la société civile et de mettre en oeuvre des actions notamment législatives.
Actuellement, le Maroc importe des Etats-Unis près de 3,5 milliards de dollars et exporte environ 900 millions de dollars, selon le communiqué.

source: Afriquinfos

dimanche 3 mars 2013

Après le "record" d'un milliard d'euros pour le Maroc en 2012, la BEI veut "faire aussi bien" en 2013

Le vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Philippe de Fontaine Vive, s'est félicité, vendredi à Paris, du bilan de coopération de la BEI avec le Maroc qui a bénéficié, en 2012, d'"un montant record historique" de financements nouveaux d'un milliard d'euros visant à accompagner la mutation économique du Royaume.
Cette performance fait de 2012 une année "record" et "exceptionnelle" de coopération et "l'objectif européen pour 2013 est de faire aussi bien qu'en 2012", a-t-il déclaré à la MAP, en marge de la présentation à la presse du bilan annuel de l'action de la BEI, engagée depuis 2002, par l'intermédiaire de la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat), son instrument d'expertise et de financement, en faveur du développement économique et social des pays méditerranéens partenaires.
Le Maroc, a-t-il assuré, reste le premier bénéficiaire de cette action et avec ce nouvel engagement "sans précédent" de près d'un milliard d'euros de financements, l'année 2012 témoigne, à ses yeux, de "l'engagement fort" de la BEI-FEMIP pour "accompagner la mutation vers une nouvelle forme de croissance plus inclusive et innovante au Maroc".
"C'est donc ce niveau d'intervention qui doit nous guider en 2013 pour trouver les occasions de points de croissance et de création d'emplois supplémentaires" dans le Royaume, a-t-il souligné.
586747_bei_philippe-fontaine-vive_16122012170749_medium"Nous avons au Maroc des interlocuteurs extrêmement expérimentés et compétents dans les différents centres d'excellence, qu'ils soient administratifs, dans les offices, les entreprises ou dans les banques, ce qui facilite le dialogue, parce que nous sommes vraiment dans une intégration technique, économique et financière euro-méditerranéenne et c'est ça qui rend la coopération extrêmement facile", s'est-il félicité.
Plus d'une dizaine de projets d'envergure ont ainsi pu être financés, selon lui, au cours de l'année 2012, dans des domaines aussi variés que les infrastructures de transport (avec notamment l'extension de routes rurales), l'industrie, l'agriculture, l'innovation technologique, l'énergie solaire, les secteurs éducatif et sanitaire, outre les actions entreprises dans le cadre du programme de rénovation des médinas (Fès, Meknès et prochainement Casablanca).
"Ceci montre à la fois que la BEI est bien là pour soutenir le processus de transition démocratique en cours et que le Maroc dispose d'offices efficaces et d'entreprises performantes pour, dans des secteurs extrêmement divers, être capable d'aller monter des projets innovants dont le plus emblématique durant l'année 2012 aura été la centrale solaire de Ouarzazate, dont nous avons coordonné le financement par les Européens", a-t-il précisé.
Premier grand projet solaire en Afrique du Nord, ce projet a été cofinancée par la BEI-FEMIP qui, en tant que chef de file européen, a mobilisé 330 millions d'euros pour ce projet, dont 100 millions de l'Agence française de développement (AFD), 100 millions de la KfW allemande et 100 millions de la BEI.
"Une première tranche" que le vice-président de la BEI espère voir suivie par d'autres projets portés par l'Agence marocaine de l'énergie solaire (MASEN).
Il relève l'importance de ce projet d'envergure de par son potentiel de production d'énergie d'origine renouvelable, avec une capacité potentielle de 500 MW, soit l'équivalent de l'alimentation d'une ville de 250.000 habitants, assurant qu'une fois intégralement réalisé, ce complexe sera l'un des plus grands au monde.

Source:Aufaitmaroc

Accord politique sur un Partenariat pour la mobilité

Le Maroc et l’Union européenne (UE) ont conclu les négociations sur une déclaration politique en vue de la signature prochaine d’un Partenariat pour la mobilité, a annoncé, vendredi à Rabat, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Lors d’une conférence de presse conjointe avec le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, le président de la Commission européenne a qualifié de «nouveau tournant» cet accord qui doit garantir une bonne gestion de la circulation des personnes à travers les frontières de l’UE et du Maroc.


«Aujourd’hui, nous lançons la négociation d’un accord pour faciliter les procédures d’octroi des visas pour certaines catégories de personnes, notamment les étudiants, les chercheurs et les hommes et femmes d’affaires», s’est félicité M. Barroso avant d’ajouter qu’«à long terme, on ne peut que soutenir une évolution vers une pleine mobilité des citoyens marocains sans visa, en tenant compte des relations globales entre l’UE et le Maroc et pour autant que les conditions d’une mobilité sûre et bien gérée soient réunies».
La relation riche qui lie le Maroc et l’UE dans de nombreux domaines va s’étendre au domaine de la migration et de la mobilité grâce à ce Partenariat, qui consiste en un ensemble de mesures à mettre en place pour garantir une bonne gestion de la circulation des personnes entre l’UE et le Maroc. Le Maroc est le tout premier pays du pourtour méditerranéen avec qui l’UE s’engage dans un tel partenariat. La déclaration politique agréée vendredi est un document qui présente les objectifs du Partenariat et qui reprend les priorités des deux parties. Au cours de l’année 2013, l’UE et le Maroc s’engageront dans les négociations sur le contenu même des accords qui composeront ce Partenariat pour la mobilité.
Ce Partenariat, qui touche tous les aspects liés à la migration et à la mobilité, vise à mieux informer les citoyens marocains possédant les qualifications requises sur les offres d’emploi, d’étude et de formation disponibles dans l’UE ainsi qu’à faciliter la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles et universitaires. Le Partenariat vise, notamment, à lancer la négociation d’un accord pour faciliter les procédures d’octroi des visas pour certaines catégories de personnes, notamment les étudiants, les chercheurs et les hommes et femmes d’affaires.  L’UE va aussi aider le Maroc à renforcer sa capacité sur les plans législatifs, institutionnels et opérationnels dans tous les domaines liés à la migration, y compris pour prévenir et lutter contre la migration irrégulière, les réseaux de trafic de migrants et de traite d’êtres humains et à mettre en place un système national d’asile et de protection internationale.
Le Maroc et l’UE vont également travailler ensemble en vue de maximiser l’impact positif de la migration sur le développement. Ainsi, l’UE donnera un soutien renforcé aux initiatives de développement portées par les ressortissants marocains dans l’UE. Elle appuiera le Maroc pour mobiliser les compétences des binationaux afin de contribuer au développement du Maroc. L’UE et ses agences (EUROPOL, FRONTEX, le Bureau européen d’appui en matière d’asile, la Fondation européenne pour la formation) ainsi que 8 États membres de l’UE (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni) proposent des initiatives concrètes pour mettre en œuvre ce partenariat et renforcer la coopération avec le Maroc sur tous les aspects liés à la migration et à la mobilité.

source:MAP

jeudi 28 février 2013

L'Office national des aéroports (ONDA) du Maroc Plus de transparence promise dans l'attribution des marchés.

Cette démarche permettra une “meilleure utilisation des deniers publics, tout en consacrant les valeurs et les pratiques de la bonne gouvernance”. Telle est qualifiée la nouvelle procédure d'attribution des marchés, annoncée par l’Office national aéroports (ONDA).
Dalil Guendouz, l'actuel directeur général de l'Office national des aéroports (ONDA). /DR
  Dalil Guendouz, actuel directeur
général de l'office national des 
aéroports (ONDA)
 “ Ce nouveau règlement instaure des principes qui marquent une véritable mutation dans les orientations de l'ONDA, qui se veut une entreprise au service de ses clients, mais également ayant une obligation d'entreprise responsable envers ses partenaires et fournisseurs.”
Communiqué de l'ONDA

 Simplification et clarification des procédures régissant l'ensemble du processus d'achat, tels sont les maîtres-mots de la nouvelle démarche.
L’ONDA a précisé également que les dispositions de ce nouveau règlement “consolident et garantissent la liberté d'accès à la commande publique, l'égalité de traitement des concurrents, ainsi que la transparence dans le choix du maître d'ouvrage”.
L'office dirigé par Dalil Guendouz confirme également le principe de “la préférence nationale”.
Selon les responsables de l'ONDA, ce nouveau règlement des marchés permettra d'assurer l'efficacité de la commande publique et une meilleure utilisation des deniers publics.
L’office a également mis à la disposition des personnes intéressées un portail web dédié à cette nouvelle démarche :




Rappelons qu’une affaire de détournement de fonds publics, faux et usage de faux, concernant les conditions d'attribution de marchés publics au sein de l'ONDA, est actuellement devant la justice.
source : http://www.aufaitmaroc.com

mercredi 27 février 2013

Accord de peche : Echec des discussions

Les chalutiers européens, en particulier espagnols, devront s’armer de patience. Leur retour dans les eaux atlantiques marocaines n’est pas pour demain. Les discussions entre le Maroc et l'Union européenne sont au point mort même si le volet technique a enregistré des progrès durant les cinq rounds de discussion.

  
Les négociations pour la signature d’un nouvel accord de pêche entre le Maroc et l’UE sont dans l’impasse. Message transmis, hier, mardi 26 février, par la Commissaire de la Pêche au sein de la Commission européenne, Maria Damanaki, aux ministres des vingt-sept du secteur. Deux raisons ont conduit la responsable à cette conclusion. La première se rapporte au montant annuel de la compensation financière réclamée par le Maroc pour que les bateaux de l'Union européenne puissent revenir pêcher aux large de ses côtes. Bruxelles le juge trop élevé.
Selon la presse européenne, Rabat aurait demandé 38 millions euros, contre 36,1 millions euros dans le précédent protocole, alors que l’offre de l'UE n’aurait pas dépassé les 25 millions euros. Cette différence serait à l’origine de l’échec du cinquième round des négociations entre le Maroc et l’UE, tenu à Rabat les 11 et 12 février.
Les droits de l’homme au Sahara
La deuxième raison de cet échec est, selon Maria Damanaki, comme le souligne une dépêche de l’agence EFE, « l’absence de garanties suffisantes sur le respect des droits de l’homme au Sahara occidental ». Cet argument est nouveau. Jamais auparavant, la Commission européenne n’avait évoqué ce point. Serait-il la conséquence du verdict du procès Gdim Izik, prononcé le 17 février par le tribunal militaire de Rabat ?
Par le passé, Bruxelles avait seulement demandé aux autorités marocaines de lui présenter des documents attestant que la population du Sahara bénéficie de l’accord de pêche. Une exigence à laquelle Rabat a refusé de se plier. Cet élément faisait partie des raisons invoquées par l'Union européenne pour mettre un terme au précédent accord de pêche, le 14 décembre 2011.
Le Polisario jubile
L’Espagne, principale bénéficiaire de la signature d’un éventuel nouveau protocole, n’a pas réusssi convaincre la Commission européenne et les autres pays membres de l’UE de répondre favorablement aux demandes financières marocaines. Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Miguel Arias Cañete, a appelé, hier, à « faire un effort économique et ratifier, le plus tôt possible, l’accord », relève EFE. Si Madrid a de quoi s’inquiéter de l’échec des discussions, le Polisario, en revanche, jubile.
Son «  ministre » délégué pour l’Europe vient juste d’écrire une lettre à Maria Damanaki dans laquelle il explique que « la suspension des négociations en cours de la pêche entre EU et le Maroc est indispensable à cause de la persistance du Maroc dans les violations des droits du peuple sahraoui et le pillage illégal des ressources naturelles du Sahara occidental.».
Source:http://www.yabiladi.com

Vivendi sur le point de ceder Maroc Telecom

Le groupe Vivendi pourrait, d’ici le mois d’avril, céder les 53% du capital qu’il détient actuellement dans Maroc Telecom, rapporte Le Figaro. Le capital détenu par Vivendi serait valorisé près 4,5 milliards €.

maroc-telecom

Vivendi doit en effet se défaire de ses filiales « Maroc Telecom en Afrique et GVT au Brésil pour alléger la dette qui pèse sur SFR », indique le quotidien.
Le Figaro précise que « contre toute attente, la cession de Maroc Telecom pourrait finalement être réalisée avant celle de GVT, réputée plus facile. » L’opération doit toutefois recevoir l’aval du roi du Maroc.
En décembre dernier, Vivendi a reçu l’accord des autorités pour vendre GVT. Parmi les potentiels racheteurs: l’américain DirecTV qui aurait proposé 5,8 milliards € contre les 7,3 milliards espérés par Vivendi.
Source:http://frenchweb.fr/